Pour les vacances de la Toussaint et sous un grand soleil nous descendons dans le Sud de la France, ce sud qui m'est si cher... L'objectif de la semaine est de retrouver du plaisir à courir et de profiter de ces terrains si prometteurs.
Le week-end débute par le Championnat de France de Sprint avec les qualifications dans le village
typiquement provençal de Meyrargues. Un magnifique château avec une seule entrée était au centre de la carte et telle une princesse des contes de fées de mon enfance, je me suis retrouvée
enfermée dans les remparts à cause d'un joli 180 à une sortie de poste. Il ne s'agit pas d'une figure branchée en course d'orientation mais d'une erreur de 180° en lisant ma boussole, une erreur
de débutante... Et dans mon conte de fées il n'y a pas eu l'arrivée d'un prince charmant pour me sauver de l'impasse, seulement mes jambes pour courir encore plus vite vers la sortie et surtout
arrêter les erreurs de lecture. Heureusement je prends la 5°place de ma série et me qualifie pour le lendemain mais je me suis fait une bonne frayeur ! Yoan passe lui aussi en finale pour
quelques secondes seulement... Qu'importe les compteurs sont remis à 0 pour la finale et Sisteron n'a qu'à bien se tenir, du moins c'est ce dont nous essayons de nous persuader....
Sisteron et sa citadelle accueillent la finale ce dimanche matin. Avant la course, nous commençons par
monter plusieurs dizaines de marches pour nous rendre en zone d'isolement. Cette zone existe afin que tous les coureurs aient les mêmes conditions de course. Pour l'équité, la zone de
course étant limitée en sprint, nous ne pouvons pas nous échauffer aux abords de la carte, pour ne pas prendre des informations ni observer les autres coureurs. Le sprint commence d'abord par une
zone naturelle un peu déroutante pour moi où j'ai peur de me tromper dans les rochers et la pinède. Puis on arriver très vite dans la vielle ville de Sisteron. Le sprint est globalement
descendant ce qui augmente la difficulté. Je n'arrive pas à prendre de la vitesse et à me lâcher, je cherche trop à assurer mes postes et reste sur la retenue. Dommage ! Je finis à la 15ème place
de ce championnat au goût amer pour moi, très loin de ma performance de l'an dernier. Yo réalise une bonne course et se classe 20ème, sa plus belle place dans une course de ce
niveau.
Nous profitons de l'après-midi pour visiter les villages pittoresques de la région, il est hors de question de broyer du noir sous ce grand soleil.
Nous poursuivons la semaine avec les 3 jours de Provence et un enchainement de 3 très belles
courses. L'organisation est au top, rien n'est laissé au hasard et chacun sait ce qu'il a à faire. Le choix des lieux de course est très judicieux,le centre historique d'Aix-en-provence pour la
courte distance du lundi ou la montagne Sainte-Victoire pour la dernière longue distance du mercredi. Les cartes proposées ainsi que les circuits sont magnifiques, des choix techniques, des
espaces ouverts alternant avec des pinèdes, des zones de microrelief, du dénivelé et des circuits qui sentent bons le thym et le romarin. Un vrai bonheur et je pèse mes mots. Je vis ces jours
comme une délivrance. Je me fais plaisir dès le lundi dans Aix au milieu des touristes et de ce dédale de rues. Le circuit a beau ne pas être très technique, il y a tout de même de quoi réfléchir
et il faut anticiper un max pour ne pas perdre de temps. Sur ce genre de course, chaque seconde compte. Je me sens comme Mario Bros dans les jeux vidéos de mon enfance et j'adore ça. Un grand
moment de plaisir dans un lieu insolite pour une CO...
S'en suit 2 belles courses où chaque balise rime avec envie et tout reprend sens dans ma tête: les nombreux entrainements que je m'inflige, les courses auxquelles je participe et finalement le plaisir est là, au bout de ces plusieurs mois de doute. Je me sens bien et j'enchaîne les balises avec aisance. Et comme me le dis Alain mon entraineur depuis plusieurs mois: c'est en prenant du plaisir, en arrêtant de penser au résultat et en se concentrant sur ses balises que l'on réalise de bonnes courses. Je me classe 4ème au classement général de ces 3 jours en Elite et réalise ainsi une très belle place derrière les 2 meilleures françaises du moment et une Finlandaise. Je suis heureuse et profite pleinement de ces moments. Yoan profite aussi énormément de ces terrains même si le résultat n'est pas à la hauteur de ces attentes. Qu'importe, il ne tarit pas d'éloge sur cette compétition et passe des heures à refaire ses course avec Juju, son acolyte en course d'orientation.

J'ai découvert la danse contemporaine en 2001 dans mes cours de Deug 2. Et j'ai tout de suite adhéré aux extraits des chorégraphies
de Pina Bausch, Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Angelin Preljocaj ou encore Maurice Béjart... que nous proposait mon professeur. Mais je n'avais encore jamais osé franchir le pas. Et c'est
chose faite cette année ! Je me suis inscrite dans un cours de Danse Contemporaine dans une MJC près de chez moi.

